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Pépin
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28/12/2009

28/12/2009



26 jours à être malade, la peau blanche et les yeux injectés de sang. Le mal rongeant ma peau, l'intérieur de mon Être défleurit.
49 heures à ne pas dormir, à mélanger les paroles et les images. Le mal rongeant mon coeur, l'extérieur de mon teint coloré. Des heures et des heures, passées à regarder les étoiles au travers des immeubles, immenses, imposant dans la nuit leurs contour rectilignes.
50 minutes par semaine à être dans un autre monde. Manier le temps au bout du poignet, à se prendre pour ce qu'on n'est pas. Ces minutes, si courtes, où plus rien n'existe en dehors de vous et moi, sur la piste.
1 nuit pour guérir.
3 mois pour récolter les fruits d'un travail acharné qui m'aura valut critiques et remontrances des reines en ce monde. Du temps, de la patience, de la souffrance, à regarder le soleil briller, l'air caresser vos cheveux, allongés dans l'herbe. Moi en compagnie de mes livres, leurs mots doux sonnant à mes oreilles, leurs histoires, leurs connaissance. Ces soirées à boire mon poison. A fermer les yeux.
75 jours à travailler. Dans le froid, la sueur et le sang. A découvrir l'amitié et l'esprit d'entraide, ce qui manque tellement en ce monde. Pour la première fois, se sentir bien et découvrir une utilité à chaque geste, à chaque regard. Nos yeux s'exprimant davantage que la parole, dans cet endroit assourdissant.
11 personnes. Au détour de quelques errances, j'ai découvert ce que la vie recelait de plus beau, des gens formidables, humains, sensibles. Parmi eux, seuls quelqu'un le sont restés, courageux. Je ne savais pas qu'au milieu d'elles, une unique lueur se détachait. Je la voyais sans comprendre, tétanisé par l'envie et l'absence de confiance.
7h48 du matin. Voici l'heure fatidique. Combien de jours ai je vu ces chiffres, figé dans le temps, devant moi.
30.10.2009. Mon année commence réellement, le temps s'écoule enfin. Quel plaisir de s'y laisser enfin couler, heureux.

# Online seit Montag, 28. Dezember, 2009 um 08:47

30/11/2009

30/11/2009

Amour

Instant de béatitude profonde où mon c½ur palpite puis s'envole. Sentiment de vide intellectuel soudain, aggravé par un mince filet d'eau sur les joues. Impression de bonheur et de vie, marqué par des étoiles dans mes yeux et la délicatesse de tes lèvres contre les mienne. Sensation d'amour et d'ivresse sur ta peau. Peut être contagieux, si nécessaire. N'est que rarement mortel pour le c½ur. Remèdes efficaces : un baiser, de la colle et du sucre. Synonyme : Chouquette, joie, Mafieu. Peut se conjuguer au présent et au futur, mais se révèle inefficace à l'imparfait. Admis dans mon dictionnaire depuis un peu plus d'un mois.

# Online seit Montag, 30. November, 2009 um 15:30

Geändert am Montag, 28. Dezember, 2009 um 08:49

31/10/2009

31/10/2009

L'averse passée, les fleurs renaissent dans un second souffle de vie.
Couleurs chatoyantes et dorées, leurs c½urs se laissent aller à mes envies.
Petite tige frêle, fragile sous la rosée du matin,
Amour délicat dans nos têtes, maline, je te prends la main.
Elle est fraîche et douce, une peau sensible et câline,
Une goutte sucrée près de ma bouche habile.
Je bois ton regard bleu, bercé par ta douceur
Le souvenir de nos soirs heureux, esquisse du bonheur.



# Online seit Samstag, 31. Oktober, 2009 um 08:38

Geändert am Sonntag, 01. November, 2009 um 07:56

24/10/2009

24/10/2009
Tu m'as oublié. Sur les marches de la cathédrale, allongé sur la pierre froide et grise. Les kilomètres avalés pour te rejoindre, ton regard du haut du deuxième étage. Ta voix au creux de mon oreille, pour quelques secondes. Tu m'as oublié, au pied de nos histoires. Moi qui pensait nos rêves s'élancer jusqu'à la cime de l'église des Rois. J'ai ressenti la pluie sur ma peau, la tête enfoui sur le banc de nos aventures. Une mains apaisante sur l'épaule, puis une soirée irlandaise. Le vert flamboyant de la bière, les étoiles revenues pour quelques instant. Aujourd'hui, tu m'as oublié. Pas moi.

Tu m'as oublié. Au jardin des Roses, vue imprenable sur notre empire. Nous avions échangé nos alliances, gage de fidélité, lié par nos promesses, tu es tombée. Ta beauté resplendissait, au milieu du parc, les enfants te regardaient. Abasourdis, nous étions gênés. Tu m'as oublié, un soir de mai, dans ses bras à lui. Une flamme s'est éteinte ce soir là, brisé sur la balançoire ou je me tenais. La nuit m'enveloppais, tu as fermé le rideau définitivement, d'une manière noble, et juste. A l'Irlande a succédée la Grèce, instants magique de légèreté. Aujourd'hui, tu as oublié. Pas moi.

Tu m'as oublié. Sur les bancs de l'université, un soir à vingt heure. Un sourire le matin, des larmes le soir. Les feuilles tachées d'encre, la pluie effaçant les mots, mon averse du c½ur écrasant les phrases. Nos serments brisés sur la grève, mes certitudes détruites. Tu m'as oublié. Cette fois, point de voyage. Une simple soirée passée sous la pluie, des moments avec eux. Sur le pont de nos souvenirs, je tremble. Le froid, la tristesse me hisse vers le fond. Encore aujourd'hui je me retrouve devant cette cathédrale, assis sur la pierre froide.

Tu m'as oublié. Au pied du lac de nos enfantillages. Les paroles envolées, ton sourire et ta joie, perdue. Nous te croyons, espérions en toi. Qu'importe les pavés et les allées du parc dans lequel nous nous souhaitions bonheur. Tu m'as oublié. Soirée grise, idées ternes. J'écoute nos disques, en boucle, je me recroqueville au creux de la morosité. Tu me demandes de sourire. Cela changera - t - il quelque chose ?


Vous m'avez oubliés. Je ne vous ai pas oublié.

# Online seit Samstag, 24. Oktober, 2009 um 12:09

23/10/2009

23/10/2009


Je ne te connaissais pas. Un peu comme les rails au dessus desquels je marche, je ne savais pas où aller, si leur dureté serai mon quotidien, le froid, la monotonie. Il faisait doux je crois, un vent léger caressant nos têtes nues. Mon écharpe s'emmêlait sur mon visage impassible, mais tu étais là, si proche. Je t'ai suivis le long du chemin de pierres, sous l'arche principale. Tu as tourné pour prendre par les couloirs intérieur. Je préfères la verdure de la cours principale, les senteurs de l'herbe fraîchement coupée. La vue des amoureux s'y prélassant, opposée aux murs ternes, éclairés de néons putrides. L'odeur âcre du self remontant des entrailles de l'université me fait tourner la tête.
Un peu plus tard, je te retrouvais à coté de moi sur le banc, ton visage enfouis dans tes mains gracieuses, celles qui tracent si bien les graphiques d'économie. Puis je t'ai laissé, pour te retrouver le soir. Sous une autre forme, je t'ai reconnu. Tu avais mis ces chaussures si particulières, celles qui allongent la courbe de tes mollets, finement dessiné sous la toile de ton jeans. Tes lunettes captais mon regard, le tient si particulier, qui brille lorsque tu souris. Ta chevelure en cascade sur tes épaules, ta taille, haute, respirant le parfum. Tu rougis à mon passage, le manque d'assurance sur ton visage éclairé.
Ce soir, peut être que je retrouve encore. Nous rions, nous nous moquons de nous même et de notre innocence. Ton rire et ta bonne humeur, au milieu de la nuit froide et câline. Peut être un jour, je te retrouverai, demain au détour d'une page, lundi devant moi. En ce moment, dans mes bras, loin de mes mains, proche de toi.

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# Online seit Freitag, 23. Oktober, 2009 um 16:51

14/10/2009

14/10/2009

A mon arrivé ici, je fut enjoint à courber la tête, le regard suivant les lignes propres du carrelage. Les deux portes en chêne massif ne produisaient aucun son à leur ouverture, un simple loquet les verrouillant. Une odeur âcre se dégageait de cet endroit, mêlée à une atmosphère sereine, mais stricte. En franchissant le seuil de ma nouvelle demeure, j'ai accepté d'abandonner ma vie parmi vous. Je n'ai plus de nom, de biens ou d'amis. En échange, j'obtiens la méditation et l'apaisement de l'âme. Ce contrat, passé d'un regard avec l'aumônier de garde, me liera jusqu'à ma sortie des ordres.
Le silence. Les murs le respirent, les regards le supplient. On m'amena dans une chambre nue, avec pour seul mobilier un tabouret en bois frêle. On m'y fit assoir et sans un mot, je me dévêtis. On m'apporta une robe brune rapiécée par endroit, rugueuse, froide. Un membre de l'ordre vint me tondre, comme il est d'usage. Je sentis mes cheveux tomber un par un sur ma nuque, mes épaules, puis le sol. Avec eux partiraient sans doute mes démons intérieur, et la perfidie de mon âme noire. Il n'y'a pas de miroir ici, notre seul reflet se contemple dans la fontaine du cloitre, ou dans le yeux de mes confrères. La nature se mêle aux Hommes et déploie tout ses charmes, comme pour nous détourner de ceux de nos semblables.
Les arbres, hauts et puissants, s'étalent dans l'allée qui mène aux bâtiments principaux. Leurs fraicheur se fait sentir l'été, et il est agréable de les entretenir. Ils écoutent les complaintes nocturnes, absorbent nos sentiments, restituent la puissance et la vie que nous leur donnons. Le lierre fait aussi partie intégrante des murs, serpentant le long des colonnades, épousant le cadre des fenêtres dénuée de verre.
Aujourd'hui je commence mon apprentissage. Après avoir effectué mes ablutions dans l'eau clair et fraîche du matin, on m'amena à la méditation, la première d'une longue série. Assis, les yeux fermés dans l'absence de vie, nous réfléchissons sur le sens de nos Êtres. Nous combattons nos peurs les plus enfouies, nous ressassons le passé et essayons de nous rassurer quant au futur. Ce futur si proche et si loin, celui que nous avons décidé de quitter en entrant ici.
Les repas sont simples et humbles. Je n'ai plus faim depuis mon entrée, les mots me nourrissent et les pensées célestes m'apaisent. Les journées se passent ainsi, dans une monotonie choisie. La nuit, je ne dors plus et pense à tout ceux qui se trouvent en dehors. Ici je suis seul entouré de tous. Certains choisiront de faire de longues études et de s'adjuger une noble place. D'autres encore, préféreront devenir larcin et de vivre l'aventure. Cependant, avocat ou voleur, nous sommes avant tout des Hommes, administrés de la même manière, par les mêmes instincts. Les remords seront toujours nos compagnons de route, mais chacun les considèrent différemment . Pour certain, ils n'existeront pas, ces derniers vivront leurs vies, sans se soucier de ceux qui les entourent, tout simplement parce qu'ils sont fort et qu'un remord n'est qu'un regret qui a gagné la bataille contre le c½ur de la personne. D'autre en souffriront, mais ne le montreront point.. D'autre enfin les mettront au jour et se puniront.d'eux même, s'adjugeant le rôle du destin.

Ainsi, la solitude est devenu ma prison, entre ces murs de pierre froide, telle est ma punition..

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# Online seit Mittwoch, 14. Oktober, 2009 um 06:38

Geändert am Mittwoch, 14. Oktober, 2009 um 11:47